Chronique d’une bedaine : l’aventure continue !

Lorsque ma mère est arrivée ici, la maison était sens dessus dessous ! Il y avait beaucoup de travail à faire ! Je ne faisais à peu près que le minimum et les tâches de lavage (nous n’avions pas encore la sécheuse) s’accumulaient dangereusement !

J’étais passablement fatiguée (pour être positive) et les nausées étaient intenses ! Alors son aide était plus que bienvenue, elle était essentielle pour que je puisse remonter la pente tranquillement pas vite. Nous savions que Laurent devait subir son opération au poumon dans les prochains jours, mais nous ne savions pas s’il allait être capable d’attendre 2 semaines, encore ! Le fait de le voir dépérir augmentait mon stress de façon considérable, mais j’étais sûre que l’opération se déroulerait bien et je commençais à avoir aussi hâte que lui !

Étant plus fatiguée et préoccupée depuis plusieurs semaines, disons-le, mes glycémies me jouaient des tours. Dehors il faisait un froid de canard, encore puis aller prendre des marches n’était pas encore une option. Je marchais sur le tapis roulant, mais cela avait moins d’effet.

La fin de semaine avant l’opération, ma mère s’était prévue une fin de semaine à Montréal. Je comprenais le fait qu’elle avait besoin de se reposer un peu, mais j’étais un peu angoissée de me retrouver toue seule avec les enfants puis Laurent (en ne sachant pas comme se déroulerait les derniers moments avant cette semaine de fous qui s’en venait).

Le vendredi soir, juste pour augmenter notre stress d’un brin, je m’électrocute avec l’interrupteur de la lumière pour descendre au sous-sol. Rien de moins !  Laurent se met à paniquer à me dire que cela pouvait peut-être provoquer l’arrêt du coeur de bébé. J’appelle à Info Santé pour avoir des recommandations puis ils me disent que je devrais aller consulter au CHUL car il n’y a pas de machine pour faire des échographies dans Portneuf. La joie ! Il est près de 10 heures le soir et je m’endors en voiture (même beaucoup plus tôt que ça). Je prends la chance d’appeler à l’hôpital de St-Raymond et on me confirme qu’ils peuvent me recevoir. C’est un soulagement, vu la situation. Là bas, on écoute le coeur du bébé pour à peu près une demi-seconde, mais, c’est assez pour me permettre de me détendre, un peu ! Ensuite, le médecin procède à une mini échographie juste pour s’assurer que tout va bien, mais ça lui prend quand même pas mal de temps trouver le bébé … Une chance que je l’avais déjà vu dans une écho auparavant parce que le médecin me dit : Ah ? Ils ont vu quoi, exactement, à 6 semaines ? Ah oui, un coeur ? (puis une crevette, que je lui confirme) ! Finalement, il le trouve en disant : Ah, je n’étais pas du bon côté ! Je repars chez nous soulagée, mais je me demande ce qui va bien nous arriver la prochaine fois ! O_o Ma mère revient de sa fin de semaine et je lui compte tout ça ! Elle n’en revient pas, évidemment. Le fait que ma mère soit à la maison ne nous facilite pas seulement la vie pour les repas et le ménage, elle peut également garder les enfants avec elle ! Ça nous donne tout le loisir de partir la tête tranquille pour nos multiples rendez-vous !

La journée de l’opération arrive et Laurent veut conduire la voiture ! Il est très calme et cela me rassure. Étrangement, on est très calme tous les deux, même lorsqu’il part vers la salle d’opération. Je sais que c’est pour le mieux ! J’ai hâte de le voir par la suite et je me dis que notre vie s’arrangera tranquillement pas vite par la suite et que pourrait profiter un peu plus de ma grossesse, car pour l’instant, bien que c’était bien malgré moi, j’ai pris très peu soin de moi et de ma bedaine. Cela ne sert à rien de m’en vouloir et de me sentir coupable, on était tous les deux sur le mode survies. Comment aurions-nous pu faire autrement ?

L’opération se déroule très bien et je suis contente de voir Laurent arriver dans sa chambre. Fait cocasse, l’infirmier me demande si Laurent est mon fils ! Je suis un peu surprise, c’est la première fois qu’on me donne plus que mon âge, je me dis que je dois vraiment paraître fatiguée ! Hi hi hi!

Le lendemain midi, c’est mon échographie pour la clarté nucale. Je suis très nerveuse ! J’ai demandé à la cousine de Laurent de m’accompagner parce que je ne veux pas y aller seule. Le cumul de mauvaises nouvelles ces derniers temps me rend paranoïaque, je pense ! Le technicien confirme un seul bébé et bien vivant ! Déjà, la pression tombe d’un brin. La clarté est belle (1,8, ça va ! Camille avait 1.4 et Malou 1.3). Je dis : Ohhhh, on voit bien l’os nasal ! Il me répond : vous avez l’oeil, madame ! 😛 Les nouvelles sont bonnes donc je retourne à l’hôpital pour informer Laurent.

J’ai d’autres rendez-vous en clinique GARE le reste de la semaine, mais je considère à ce moment qu’il est mieux de les annuler (chose que je vais regretter par la suite parce que ça sera la folie dans les rendez-vous et que ça prendre plus d’un mois et demi pour revoir le médecin). Le stress du « post-op » commence à tomber et j’ai besoin d’une pause ! Je ferai mes entretiens pour le diabète par téléphone.

Laurent reste quelques jours à l’hôpital parce qu’il a fait un petit pneumothorax lorsqu’ils ont enlevé le drain, ça me donne l’occasion de prendre une journée de repos à la maison (not) ! Je dois toujours faire les 3 milliards de courses pour tout le monde ! Mais, au moins, ma mère est là pour m’aider à sortir les sacs d’épicerie de la voiture, les boîtes du Costco et à ranger tout ça (misère, comment c’est tout sensé rentrer dans les armoires et le frigo, hein ? Le même combat chaque semaine ! :P).

Il est bientôt prévu que les filles commencent la garderie chez une amie, à St-Basile. J’attendais d’avoir la confirmation qu’un autre enfant prenait temporairement la place de Maëlle au CPE de l’université pour l’inscrire. Ma mère nous a beaucoup aidés, mais elle est fatiguée et nous aimerions aussi tenter de nous débrouiller seuls. Au retour de Laurent à la maison nous faisons tous le même constat : mais, comment il va faire pour se coucher dans son lit ? Il est incapable de dormir sur le dos ou sur le côté (raide, comme une planche), ça lui prendrait un lit d’hôpital qui peut s’incliner ! (Bien oui, facile à trouver, comme ça, un vendredi soir) ! Donc, j’appelle le magasin de meuble du village puis je leur explique la situation: J’ai besoin d’un divan inclinable pour ce soir, facile, non ? Je vais donc magasiner et je reviens avec le plus beau modèle (et le plus cher, bien évidemment), mais je rassure Laurent en lui disant qu’il aurait fait le même choix que moi !  J’ai pris le modèle électrique, en plus ! Donc, on s’encombre d’un autre sofa dans notre minuscule salon, mais c’est pour une bonne cause.

Ma mère retourne à Montréal et les filles commencent la garderie la semaine suivante. Je ne m’en fais pas pour Malou parce qu’elle connaît bien l’endroit, mais je suis moins certaine pour Camille. Après avoir fait une intégration progressive, tout se passe à merveille et ça libère énormément mes journées ! Ouf, il était temps ! Parce que mine de rien, il y a un mariage à organiser pour la fin de l’été et tout avait été mis sur la glace depuis plusieurs mois !

Laurent prend du mieux même si une nouvelle douleur est apparue (douleur neurologique). Cela nous inquiète parce que dans certains cas, ça peut être permanent, mais on ne se souhaite pas ça, évidemment ! Finalement, malgré des douleurs aux côtes, des douleurs neuronales, des difficultés à respirer de temps à autres, Laurent se sent de mieux en mieux. À chacun des nouveaux maux, on hésite à se permettre de penser que ce n’est que temporaire (c’est difficile de voir que ça va mieux (ou pas) chaque jour, c’est le genre de chose que l’on voit plusieurs semaines plus tard).

Au bout d’un temps, par contre, on est sûr de voir que le rétablissement de Laurent s’amorce réellement et il arrive de plus en plus à faire de petites tâches dans la maison. Entre autres, il peut m’aider lors de la routine du dodo et ça tombe bien parce que moi, je n’en peux plus ! 😛 J’ai besoin d’une petite pause !

Alors que j’ai l’impression que notre vie prend enfin du mieux, ce sont mes glycémies à jeun qui deviennent n’importe quoi ! J’augmente de plus en plus mes doses (et j’approche les 80 unités la nuit, c’est énooooooorme) quand on se rend compte que plus j’augmente les doses, plus je suis haute le matin. Donc, y’a quelque chose qui cloche ! En effet, cela est signe que je fais des hypoglycémies la nuit. Donc, avec une petite visite éclaire au CHUL (j’y allais pour voir l’obstétricienne), on établit un protocole pour descendre mes doses d’insuline lente, tout en douceur. La nuit, je dois alors me réveiller vers 2-3 heure et prendre ma glycémie et manger une petite collation pour éviter l’hypoglycémie. Je le fais sur près d’une semaine et tout semble rentrer dans l’ordre !

J’avais très hâte de faire mon premier « vrai » suivi avec l’obstétricienne et je me demandais comme ça allait se passer. J’étais contente, tout s’est bien déroulé, mais je dois dire que même si je ne me suis aucunement sentie bousculée (c’est déjà bien), c’était très court ! On a vite fait le tour puis en moins de 15 minutes (on a dû attendre la machine pour l’échographie transportable) c’était terminé ! Encore une fois, nous avons entendu le coeur une demie seconde et comme cela n’était pas assez pour obtenir un rythme, elle a fait une mini écho ! J’étais plutôt contente. Nous avons eu des moments difficiles et je dois dire que j’ai tendance à m’en faire encore plus à cette grossesse-ci.

Je verrai (enfin) mon endocrinologue la semaine prochaine, ainsi que la nutritionniste. J’avais annulé mes derniers rendez-vous parce que ça tombait en plein dans la semaine de l’opération de Laurent, mais disons que j’ai plutôt hâte de faire le point avec eux. Ce seront donc à suivre la semaine prochaine sur le blogue !

 Puis, sans vouloir vous faire languir (mais, je vous fais languir, quand même), un autre « gros » projet se prépare dans les prochaines semaines. Je vous en reparlerai sous peu !

Bonne semaine !  😛

Pour lire la première chronique cliquez ici !

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